Présidentielle 2025 : Le SDF dénonce des bureaux de vote “illégaux” et relance le débat sur la transparence électorale

Dans une lettre datée du 21 juillet, adressée au président du Conseil électoral d’ELECAM, le candidat du Social Democratic Front (SDF) pour la présidentielle du 12 octobre prochain soulève une problématique brûlante. Plus de 1 100 bureaux de vote sont jugés non conformes à la loi, notamment à l’article 96 alinéa 4 du code électoral. Parmi eux, des bureaux installés dans des casernes militaires, des états-majors et des chefferies traditionnelles.

« En 2025, c’est inacceptable d’avoir encore des bureaux de vote dans les casernes militaires et dans les chefferies, qui ne sont pas accessibles au public », s’insurge Me Calvin Dangoh Tah, avocat et conseiller du SDF.

Des lieux controversés qui inquiètent le SDF
Selon le SDF, 12 bureaux de vote sont implantés dans des casernes militaires, 5 dans des états-majors, y compris à la présidence de la République, et 1 141 dans des chefferies traditionnelles, souvent situées sur des sites dits “sacrés” ou “coutumiers”. Ces emplacements, estime le parti, constituent un terreau fertile pour des fraudes massives.

« C’est surtout dans les endroits comme ça que le RDPC gagne à 100 %. Parce que les gens ne sont pas libres de choisir qui ils veulent voter. Je ne sais pas si un agent électoral peut facilement travailler tranquillement là où il y a des militaires avec des armes », déplore Me Calvin Dangoh Tah.

Un débat prématuré pour certains experts
Cependant, certains experts en matière électorale jugent ces critiques prématurées. Selon Jean Marie Anaba, spécialiste des questions électorales, il faut attendre la publication officielle des listes de bureaux de vote par le Directeur général des élections. « Les acteurs du processus électoral et les partis politiques doivent patienter. Au stade actuel, il est trop tôt pour débattre de la question des bureaux de vote », explique-t-il.

Une question cruciale pour la transparence électorale
En attendant la décision finale du Directeur général des élections, cette polémique relance un débat fondamental : celui de la transparence et de l’équité du processus électoral. Alors que le pays s’approche d’une présidentielle à fort enjeu, cette question soulève des inquiétudes sur l’intégrité du vote et le respect des règles démocratiques.

L’attention se tourne désormais vers ELECAM, dont les décisions à venir seront scrutées de près par les acteurs politiques et la société civile.

La Rédaction

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