Sous la houlette de Daniel Eyango, l’âme immortelle du peuple camerounais est de retour dans le département du Nkam.
Après s’être illustré des décennies durant comme un homme très tranché quand les intérêts des travailleurs étaient affectés, bataillant pour les employés de la Camair puis Camair-Co, dénonçant les procédures bafouées, les lignes rentables abandonnées et les dirigeants indélicats, Daniel Eyango Njong a décidé de franchir le cap pour apporter son énergie, son savoir-faire et sa détermination de vaincre dans le champ politique. En agissant ainsi, ce fils d’upéciste s’inscrit en droite ligne du parcours des pères fondateurs de l’UPC qui, ayant réalisé qu’un syndicat ne possède pas les leviers nécessaires pour transformer une société, ont décidé en avril 1948 de créer un parti politique.
Et cette filiation historique s’est aussi manifestée de manière symbolique grâce au hasard de calendrier qui a fait que c’est au mois d’avril 2026, soit 78 ans, pratiquement jour pour jour, que Daniel Eyango franchit le même cap que Jacques Ngom, Charles Assalé, Guillaume Hondt, Joseph Raymond Etoundi, Léopold Moumé Etia, Georges Yémi, Théodore Ngosso, Guillaume Bagal, Léonard Bouli, Emmanuel Yap, Jacques-René Bidoum et H.-R. Manga Mado. C’est donc avec cette conscience du passé qu’il a solennellement déclaré devant les médias : « Je franchis là un cap que vous connaissez dans mes combats syndicaux, la défense du transport aérien. J’entre en politique. Aujourd’hui, je continue ce travail de défense des intérêts de la population avec la bannière d’un parti politique. »
Une déclaration qui, au-delà de l’annonce, marque la mutation d’un défenseur corporatiste en un leader politique prêt à porter les aspirations de tout un peuple.
Un parti, une évidence
Face à l’ampleur de ses ambitions pour le Cameroun et particulièrement pour son Nkam natal, une question s’est naturellement posée pour savoir quel parti pourrait accueillir son engagement et lui donner sa pleine mesure. « Je me suis longtemps demandé quel parti pouvait me permettre de poursuivre le combat sur un plan plus général. Je n’ai trouvé que l’Union des Populations du Cameroun. », a-t-il déclaré, donnant à son entrée en politique une dimension qui dépasse l’individuel car il ne s’agit plus seulement d’un syndicaliste qui change de terrain. C’est désormais un homme qui assume la continuité d’un combat historique, celui de l’UPC, né en 1948 et resté dans la mémoire nationale comme le parti de la dignité et de l’indépendance.
Pour Daniel Eyango donc, cette adhésion n’est pas un simple ralliement mais plutôt un engagement total porté par la conviction que ce parti mythique, maltraité par l’histoire mais jamais abattu, demeure le seul cadre capable de transformer la résilience du Nkam en moteur de développement.
C’est le lieu de rappeler, avec Eyango Njong, que le Nkam est une terre upéciste dans ses gènes. Une terre qui a payé, au sens propre et tragique du terme, le prix de son engagement pour l’indépendance réelle du Cameroun. « Ce Nkam que vous voyez aujourd’hui désolé, isolé, perdu, a été autrefois très prospère. Mais ses combats pour l’indépendance du Cameroun, son combat citoyen, son combat politique lui ont valu les foudres du très puissant colon qui l’ont mis dans l’état dans lequel vous le voyez aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Ainsi se dessine le portrait d’un territoire appauvri par représailles, mais dont le potentiel demeure intact, quoique inexploité. Car ce Nkam, malgré les blessures de l’histoire, n’a pas tout perdu. Des terres vastes, des cours d’eau, des ressources naturelles en abondance : tout est là, endormi, en attente de bras et de volontés. Personne n’a développé ces richesses, parce que ceux qui auraient pu le faire ont été contraints à l’exil ou réduits au silence.
Face à ce constat, le Coordo régional de l’UPC dans le Nkam pose un acte de foi dans l’avenir. Pour lui, la résilience ne signifie pas se consoler de ce qu’on est devenu. Elle signifie redevenir ce qu’on était. « Le potentiel est resté là, il est intact. Il reste maintenant que la ressource humaine puisse revenir et bénéficier de ces ressources naturelles », martèle-t-il.
Eyango Njong compte donc implémenter à Yabassi, concrètement, le projet de société de l’UPC pour faire de ce département meurtri par l’histoire un modèle de développement, un laboratoire de la renaissance upéciste, et prouver que la promesse des pionniers n’était pas un vain mot.
C’est ainsi que Daniel Eyango Njong prend désormais les commandes de la coordination UPC du Nkam avec la bénédiction de l’honorable Robert Bapooh Lipot et sous le regard attentif et bienveillant des figures marquantes du combat upéciste tels le Combattant Mboua Massok, l’économiste de renom Bernard Ouandié, l’honorable Paul Alphonse Soppo, et bien d’autres qui ont fait le déplacement à Yabassi pour cette circonstance exceptionnelle.
Une forte présence prestigieuse venue soutenir le nouveau Coordonnateur dans son engagement que l’UPC fera du Nkam « un exemple d’engagement, un exemple de développement, un exemple de relance. »
En portant cette triple ambition, Daniel Eyango Njong marque le début d’une nouvelle ère où la ferveur politique doit désormais se transformer en résultats concrets pour les populations. C’est donc en plaçant le développement au même niveau que l’engagement militant qu’il trace une feuille de route claire pour redonner au Nkam son lustre d’antan, faisant de cette terre historique le véritable laboratoire d’une renaissance économique et sociale.

