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Désignation des chefs traditionnels : l’ Udc veut exclure l’ administration.

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Désignation des chefs traditionnels : l' Udc veut exclure l' administration. Actualité au Cameroun

Koupit Adamou, député UDC

Le processus de désignation des chefs traditionnels ainsi que le contentieux y relatif, au scanner de l’Union démocratique du Cameroun. Le parti d’opposition a lors d’une récente sortie, dénoncé l’ingérence des autorités administratives dans les contestations nées de la désignation des chefs traditionnels. Une mainmise que le parti de Patricia Ndam Njoya vit mal. Et pour y remédier, une proposition de loi vient d’être introduite à l’Assemblée nationale par le biais de l’honorable Koupit Adamou, député Noun Centre.

Une sortie à mi chemin entre la contestation et le plaidoyer. Au cœur de cette proposition de loi de l’Union Démocratique du Cameroun, 2dispositions législatives. « Il s’agit de la loi de 1999 et celle de 1980 qui régissent les consultations soulevées dans la désignation des chefs traditionnels de notre pays. Ces lois ont été votées dans un contexte où on a utilisé la puissance de l’état pour régler des comptes personnels » affirme Adamou Koupit, député UDC / Noun-Centre

Pour illustrer le conflit d’intérêt, le document de 11pages présenté ici recense des cas de litiges où l’omniprésence de l’autorité administrative tend à semer la confusion dans les chefferies traditionnelles. Le diagnostic fait état des autorités qui en plus de désigner des chefs, connaissent du contentieux, et, cerise sur le gâteau, peuvent statuer en premier et dernier ressort. « Ces autorités agissent en amont pour créer des problèmes et viennent en aval pour juger les problèmes qu’ils ont eux-mêmes ont créé. Ils sont donc juge et partie. C’est un recul de l’état de droit »

Si le parti d’opposition espère une suite favorable afin de limiter ce qu’il qualifie d’entrave à l’ état de droit, c’est une série de menaces qui sont mises en lumières, dans un contexte où la chefferie traditionnelle est infiltrée, voire phagocytée. « Le domaine de chefferie traditionnelle dans notre pays et au côté du domaine foncier sont en voie de devenir les principales sources de conflits violents. Et quand on atteint le pic, il faut agir pour freiner la saignée »

La proposition de loi est sur la table des députés, il faudra attendre la prochaine session parlementaire, au mois de juin, pour son examen.


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