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Le gouvernement camerounais projette  construire 1 415 km de routes bitumées.

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Selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme, élaboré le 6 juillet 2024 à l’Assemblée nationale, par le ministère des Finances, en prélude au débat d’orientation budgétaire, le gouvernement Camerounais compte sur la construction d’une usine de bitume pour atteindre un linéaire de 11 300 km de routes en 2027.

 « La réalisation de cet objectif passe par le soutien à la construction d’une usine de production du bitume », peut-on lire dans le document du ministère des Finances. Avec un investissement d’environ 100 milliards de FCFA, l’usine de bitume de Kribi devrait être construite sur un site de 60 hectares en cours d’attribution dans la zone industrielle du port en eau profonde de Kribi. Le lancement des travaux est en principe prévu pour l’année 2024. Notons que la SND30, indique que quelques 3 600 km de routes restent à bitumer pour atteindre l’objectif visé en 2030.

Ce que le pays gagne

Selon le DG d’All Bitumen Cameroon Plc, avec une estimation de 50 000 tonnes par an, cette usine permettra tout d’abord de stopper les importations de bitume du Cameroun. Tout ceci produira la réduction du déficit de la balance commerciale du pays de 300 milliards de FCFA environ.  Pour les experts du secteur du BTP, « la production locale du bitume devrait ensuite permettre de réduire les coûts des infrastructures routières dans le pays de 30% (actuellement, ces coûts sont parmi les plus chers d’Afrique, NDLR) ; et enfin de conquérir des marchés porteurs tels que le Nigéria, le Tchad, le Gabon et la RDC, pays ciblés par l’étude de marché réalisée par le cabinet Argus ».

Un projet qui date

En fin 2023, le Cameroun possédait  10 225,58 km de routes bitumées sur un linéaire total de 121 873 km. Soit moins de 9% avec 111 647,42 km de routes en terre (soit 91,60% du réseau national) pour lesquelles une stratégie d’entretien a été élaborée. Ceci, afin qu’elles maintiennent un niveau de service correct, sans point de rupture.

Il faut rappeler qu’en février 2024, le ministre camerounais des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi indiquait que « la situation du réseau routier de notre pays s’est améliorée d’année en année, avec l’intensification des investissements dans la réalisation des projets routiers. (…) Il y a quelques années, nous étions à 5 000 km de routes bitumées, nous venons de franchir la barre de 10 000 km. Beaucoup restent encore à faire, certes. Les défis actuels consistent à entretenir les routes bitumées existantes, à densifier le réseau de routes bitumées et, surtout, à assurer la connectivité à travers la traficabilité des routes en terre en toute saison ».


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